Serge
Dans l'ombre du désir
À l’abri du jardin et des regards indiscrets
Tu me murmures des langages d’oiseaux.
Et tes mains caressantes dévalent, euphoriques
Le mont des merveilles, faisant naître des frissons
Sur ma peau, ô éveil d’un troublant printemps.
En mon jardin, fleurissent les fleurs de l’émoi.
Tes baisers, en ma fontaine viennent s’y abreuver.
Ô pure délice des vents fous du désir sous tes mains.
Je m’ouvre à ton soleil qui se réveille et qui puise
Dans mon antre, le nectar des langueurs.
Dans l’ombre du désir, je me fais lumière
Et je me fais nuit dans la clarté vierge du jour.
Sombrant avec toi sur des vagues d’écume
J’accroche à mes yeux ton regard perdu
Et me perds dans l’oubli de ton souffle d’amour
©Janedeau

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